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Paroles d’Evêques

Monseigneur Gérard Defois invite les pastorales familiales de son diocèse

à réfléchir sur l’accueil des  » divorcés-remariés ».

–    A l’occasion des demandes de célébration pour un remariage civil : il faut pouvoir sortir d’une vision consommatrice de la célébration, se décentrer en favorisant une préparation qui prend son temps et qui soit ‘occasion d’un cheminement spirituel, cheminement qui peut être d’autant plus riche que les blessures vécues conduisent à plus de profondeur, plus d’humilité, plus de vérité. En se décentrant du temps de prière pour mettre l’accent sur ce nouveau projet de vie à construire, et ce que l’expérience passée a pu éclairer et réconcilier sur soi- même, cela permet aussi d’éviter l’impasse qui tourne autour de « ce qu’on n’a pas le droit de faire ».

Par ailleurs, il est important de travailler à ce que les temps de prière ne soient ni au rabais, ni assimilables à un « quasi- sacrement » de mariage; mais il faut sortir de la confidentialité et faire en sorte que cette démarche soit portée par la communauté, par sa prière, par ses animateurs. Cela oblige pour l’essentiel à avoir une proposition qui soit claire et peut-être donc à travailler les signes et les gestes qui ne portent pas à confusion, tout en signifiant la beauté de l’espérance sous-jacente à ce nouvel engagement. Quelques-uns d’entre nous expérimentent la fécondité d’une célébration construite autour du rappel du sacrement de baptême. Sans doute faudra-t-il aussi parvenir à clarifier le vocabulaire?……....pour lire toute la lettre

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Des recommandations pratiques de Mrg Georges Soubrier ( 2003 )

Des personnes divorcées, à l’occasion de leur remariage civil, demandent « quelque chose à l’Église »
Comment accueillir une telle demande avec clarté et bienveillance ?

Accueillir

Accueillir, c’est d’abord bien accueillir en créant la confiance avec ceux et celles qui viennent nous rencontrer. Une personne divorcée, quelles qu’aient pu être les raisons de son divorce civil et sa part de responsabilité, a vécu une expérience éprouvante dont elle demeure blessée.
Elle ne veut (ne peut) pas toujours en parler. L’accueil requiert le sens de l’écoute, l’art de la rencontre.

Accueillir, c’est respecter leur nouveau projet de couple.
Un avenir s’est ouvert devant eux. Ils veulent d’autant mieux l’assurer et le réussir qu’ils ont connu l’échec.


Accueillir, c’est entendre la demande qu’ils adressent à l’Église:
demande souvent maladroite, jusque dans la formulation de ses exigences. Ils savent le plus souvent qu’ils ne peuvent se marier religieusement. Ils souhaitent  » passer à l’Église « , « une bénédiction « ,  » un temps de prière « . Dans ce qu’ils vivent comme  » un re départ « , ils veulent donner sa place à Dieu.
Accueillir, c’est aussi indiquer aux époux séparés ou divorcés que le mariage religieux, en certains cas, peut être déclaré nul par l’Église.

Discerner


Quelques points d’attention pour ne pas faire comme si……comme si le sacrement de mariage n’avait pas été célébré par l’un ou par l’autre.

C’est de son Seigneur que l’Église reçoit les sacrements qu’elle célèbre. Elle n’en fait pas ce qu’elle veut. Sa mission s’enracine dans sa fidélité à la Parole du Christ:  » Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit pas le séparer  » (Marc 10, 9).

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.. comme si le passé conjugal et familial n’existait plus. Un divorce ne gomme pas le passé. Toutes les tensions ne sont pas apaisées. Des obligations de justice à l’égard du premier conjoint et des enfants ne sont pas supprimées. Instaurer un dialogue en ces domaines requiert beaucoup de tact, mais éviter tout ce qui ressemblerait à un interrogatoire ne dispense pas de favoriser un climat de vérité.
… comme si la prière demandée à l’Église n’avait aucune incidence sur l’entourage et au-delà.Actuellement, avec la multiplication des divorces, l’institution du mariage et de la famille est fragilisée. Pour de nombreux époux, la fidélité n’est pas sans épreuve. L’Église se doit d’encourager ceux qui vivent la fidélité dans le mariage. Une prière trop festive à l’occasion d’un remariage civil ne convient donc pas.


comme si étaient oubliés ou non reconnus ceux qui font le choix de ne pas se remarier pour rester fidèles à leur premier conjoint, au delà de la séparation.Leur témoignage est vraiment d’un grand prix. Ils ne doivent pas se sentir blessés par notre façon d’accueillir ceux qui font le choix de se remarier et de répondre à leur souhait de prière.

La prière demandée  » ne peut pas prendre la forme d’une célébration qui présenterait les signes extérieurs d’un mariage sacramentel  »
(les évêques de France – Lourdes 2002)

Toute ambiguïté entre ce que nous proposerons et le rituel du mariage doit
être évitée. Il en résulte plusieurs conséquences :

Pour lire la suite : Conseils pour ce moment de prière    ou aller lire toute la lettre


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