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21 janvier 2026 témoignage

Témoignage de Peggy 21 janvier 2026
Je suis née dans une famille avec des parents non croyants.
Heureusement, grâce à ma grand-mère j’ai tout de même été baptisée bébé. Elle
m’a toujours parlé de Dieu tout au long de sa vie.
Une fois adulte, j’éprouvais le besoin d’aller de temps en temps à l’église. J’ai souvent
été attirée par un parcours de catéchuménat adulte pour préparer ma confirmation,
sans finalement franchir le cap.
J’ai rencontré Philippe il y a 25 ans, de la est née une belle histoire d’amour mais
sachant qu’il était divorcé et donc qu’un mariage religieux n’était pas possible, je n’ai
pas senti le besoin de me marier civilement.
De cette union est né notre fils Mathieu.
Le baptiser était une évidence pour nous deux.
L’accueil et le jugement de notre situation par certains laïques de notre paroisse lors
de l’élaboration du dossier de baptême nous à malheureusement confortés dans notre
idée que nous n’avions pas notre place dans l’Eglise.
Mathieu à bien entendu été tout de même baptisé mais nous ne sommes pas allés
plus loin dans son enseignement chrétien.
A l’âge de 16 ans, Mathieu s’est questionné sur sa foi, c’était quoi être catholique pour
lui qui n’avait pas reçu d’enseignement? À part Pâques et Noël, il ne savait rien. Je
l’ai donc accompagné à notre paroisse, celle de son baptême, mais là, l’accueil
bienveillant de notre Curé nous à réinterroger tous les deux et nous nous sommes
engagés naturellement dans un parcours de catéchuménat adulte afin qu’il puisse
préparer sa confirmation et sa 1ère communion. De mon côté, ma situation
personnelle au regard de l’Eglise restait flou, mais j’ai commencé aussi mon
catéchuménat.
Mon accompagnatrice, en connaissance de notre situation familiale, m’a parlé du
parcours Bartimée proposé dans notre paroisse et m’a présenté les deux couples
accompagnateurs de ce cheminement.
Entre temps, mon conjoint qui n’avait pas souhaité s’engager avec nous dans notre
catéchuménat a reçu l’appel de Dieu et a décidé de nous suivre dans notre parcours
familial.
Le parcours Bartimée s’est imposé naturellement afin, non pas de retrouver le
sacrement de l’eucharistie mais bien de cheminer dans ce parcours afin de préparer
notre confirmation et première communion.
Au début de notre parcours Bartimée, je ne me rendais pas compte de ce vers quoi
j’allais.
Lorsqu’on prépare un catéchuménat on découvre beaucoup de choses, mais on ne
pousse pas autant sur ce qu’est réellement l’eucharistie. J’en ai découvert toute la
profondeur en cours de cheminement, une vraie union à Dieu. J’ai compris toute la
dimension du sacramentel et l’importance de ce don de notre Seigneur. Bien éloigné
du rite que je percevais avant mon double accompagnement.
Cet apprentissage riche nous a également permis de rencontrer des accompagnants
formidables, nous laissant toujours la libre parole sur tous nos ressentis qu’ils soient
positifs ou négatifs et ce, sans jamais aucun jugement de leur part, juste nous
proposer le bon éclairage pour nous guider sur notre cheminement vers Dieu.
Le 1er Juin 2024, le grand moment tant attendu de ma première communion était
arrivé, je me souviens de chaque instant de cette messe, je ressens encore toute la
joie et le soutien de tous les paroissiens et surtout de cette union à Dieu, l’émotion,
les larmes de bonheur qui montent et ce sentiment de sérénité qui reste encore
aujourd’hui. L’impression de comprendre toute la signification de la parole de Jésus à
Nicodème “ C’est renaître à nouveau”.
Très vite, en début de parcours, Régine, Daniel, Philippe et Isabelle nous ont proposé
un temps de prière avant notre mariage civil. Même si ce n’était pas notre premier
objectif dans ce parcours, l’eucharistie étant vraiment notre but, l’évidence de partager
le bonheur de cette journée avec Dieu nous a paru évident, et je peux témoigner que
j’ai vraiment ressenti sa présence à mes coté ce jour-là !
Ce parcours a renforcé notre couple, nous nous sentons unis devant Dieu, même si
ce n’est pas dans le sacrement du mariage.
Cette approche a renforcé notre foi et notre lien à l’Église. Nous avons découvert tout
le sens de la communauté chrétienne. Et notre vie d’aujourd’hui se vit avec Dieu au
quotidien.
Maintenant c’est à notre tour d’aider d’autres couples, alors nous essayons au
maximum d’informer sur ce cheminement afin de faire tomber les idées reçues qu’un
divorcé en nouvelle union n’aurait plus le droit à aucun sacrement. Bien sûr il faut être
très transparent sur le sacrement du mariage et son indissolubilité.
Beaucoup de personnes qui cherchent Dieu ou qui voudraient continuer à être aimées
de Dieu se mettent des barrières déjà elles-mêmes.
Nous avons eu la chance d’être dans la bonne paroisse, au bon moment, pour
bénéficier de cet accompagnement, mais en participant à une conférence où nous
devions partager notre expérience nous nous sommes vite rendu compte que ce
n’était pas le cas dans toutes les communautés.
Beaucoup trop de divorcés en nouvelle unions restent exclus et en souffrance de cette
exclusion. Ils sont tiraillés entre leur bonheur amoureux et le manque de Dieu.
Il nous semble primordial de mettre en priorité la miséricorde de Dieu, Il me paraît
évident que quelque soit la situation familiale de n’importe qui, tout chrétien à droit à
l’amour de Dieu. Cet amour lui permettra justement de mieux vivre sa situation
personnelle dans la continuité de sa foi.

Témoignage de Philippe – Histoire d’une famille Chrétienne… 21 janvier 2026
J’ai été baptisé à l’âge de 3 mois, né de parents de tradition chrétienne, baptisés et confirmés
mais non pratiquant qui ne m’ont donné aucun enseignement religieux.
Lors de mon adolescence, je n’ai jamais douté de ma religion mais sans éprouver le besoin
de me rapprocher de Dieu par une pratique traditionnelle, étant personnellement très critique
de la représentation que l’Eglise donnait de ma vision de ma foi.
Je me suis marié religieusement à l’âge de 20 ans, malheureusement pour suivre une tradition
familiale, sans aucune préparation, aucune réunion et donc sans aucun éclairage de l’église
sur la portée de ce sacrement.
Même si j’ai toujours été conscient de l’indissolubilité du sacrement du mariage, force est de
constater que malgré les efforts sincères du couple, nos différences de valeurs et d’objectifs
de vie ont scellés la fin de notre union, d’un commun accord, sans avoir fondé de famille.
La rencontre avec Peggy à été pour moi une renaissance, la preuve que l’amour pouvait
encore embellir une vie après un 1er échec sentimental, que j’avais le droit à une seconde
chance pour créer une famille, même si je ne me faisait aucune illusion, à l’époque, sur la
possibilité de pratiquer ma foi en paroisse.
Lors de la naissance de notre unique enfant, nous ne pouvions imaginer que Mathieu ne
puisse entrer dans la maison de Dieu, il a donc été baptisé mais, au regard de l’accueil et du
jugement de notre situation familiale par des bénévoles de la paroisse, mon regard critique
sur la bienveillance et surtout la capacité de l’Église à tendre la main, comme l’a fait Jésus
toute sa vie afin de ne laisser personne sur le bord de la route, m’a conforter dans l’idée de
ne pas inscrire notre fils dans un approfondissement de la foi Chrétienne, dispensé par cette
communauté. J’en garde encore un sentiment, non d’amertume mais de tristesse en me disant
que tout aurait été peut être différent si, il y a 16 ans, certains représentants de l’Eglise avait
juste été à l’écoute d’une volonté, certes fragile, de s’inscrire et de guider la démarche d’un
recommençant qui souhaitait retrouver du sens à sa spiritualité et redécouvrir le fondement
de sa foi…
Mais comme Dieu ne laisse jamais personne sur le bord de la route, comme il l’a fait pour
Bartimée, contre l’avis facile de la foule (je m’autorise une comparaison avec notre Eglise
composée de simples humains), il a décidé de rattraper notre famille dans ses filets.
Il l’a fait de la manière la plus percutante pour nous, par notre fils qui, 14 ans après son
baptême, sans aucun enseignement chrétien, sans faits particuliers a souhaité découvrir sa
religion, ses pratiques, son sens.
Mathieu a embarqué sa maman dans l’aventure d’un début de catéchuménat adulte. Mes
convictions, voire déception de la représentation de la communauté ne m’ont pas permis de
m’engager avec eux à ce moment. Il se cachait forcément derrière cette carapace une volonté
profonde de rejoindre le Seigneur, qu’il a entendu puisque moins de 6 mois après ma famille,
il m’a rattrapé un dimanche de Pentecôte et m’a emporté avec lui vers cette redécouverte de
cette foi dont je n’aurais jamais dû m’éloigner pour de mauvaises raisons.
Tout s’est emballé rapidement, au même moment, la découverte du parcours Bartimée,
proposé par la paroisse et animé par 4 paroissiens m’a immédiatement séduit.
J’ai découvert, que grâce à l’exhortation apostolique du pape François, Amoris Laetitia,
l’Église était en capacité d’avoir une approche inclusive et bienveillante face aux réalités
familiales contemporaines des couples en situation dite “irrégulière”, d’avoir une approche
miséricordieuse tout en respectant le droit canonique des sacrements.
Je résume cette approche en une seule phrase : accompagner dans le discernement
individuel plutôt que de condamner.
Nous nous sommes donc engagés dans ce double accompagnement, un peu inédit pour nos
accompagnateurs car nous ne cheminions pas vers un retour aux sacrements mais dans une
démarche de discernement familial nous permettant d’accéder à notre confirmation et à notre
première communion suite à notre parcours de catéchuménat adulte.
Ce double accompagnement a été une révélation pour l’ensemble de notre famille. même si
le prêtre en charge de l’animation des catéchumènes adultes a eu du mal à “adhérer” à notre
démarche, surtout me concernant, la dynamique insufflée par notre curé et la qualité de
l’organisation du parcours par Régine, Isabelle, Philippe et Daniel a permis de faire tomber
les barrières à tous les niveaux, en tout premier, mes freins face à une Eglise que je jugeais,
à tort, incapable d’évoluer, à certains prêtres qui avait des difficultés à accepter que nous
pouvions être “de bons chrétiens” face à notre situation, à la communauté, qui par manque
de connaissance a pu être frileuse face à une évolution pouvant être perçue comme un
sacrement d’eucharistie ”au rabais”.
Nous avons profité de tout l’enseignement de ce parcours Bartimée, du sacrement de
l’eucharistie, à l’organisation d’un temps de prière en amont de notre mariage civil.
Ce temps de prière, qui était sans équivoque pour nous et l’équipe paroissiale sur le sens
donné par rapport à notre mariage civil, nous a permis d’ancrer notre union dans la foi et la
spiritualité, sans aucun amalgame avec le sacrement du mariage.
Ce temps de prière a été également l’occasion de réunir une très grande partie de la
communauté autour de ce moment privilégié avec Dieu.
Nous sommes depuis ces accompagnements, mais déjà bien avant leurs fins, totalement
investis dans la vie de la paroisse.
J’ose prétendre que l’Esprit Saint m’a remis sur le chemin de Dieu et que le parcours Bartimée
m’a permis de me mettre en route sur ce chemin.
Ce parcours, partagé avec toutes les parties prenantes de la paroisse, a permis au prêtre
chargé des catéchumènes adultes d’avoir un autre regard sur ces situations familiales. Il est
passé d’une posture très réticente à parler avec engagement de ce cheminement qu’il juge
désormais légitime au sein de l’Eglise.
Fort de ce constat, nous avons accepté avec Peggy de témoigner à plusieurs reprises sur ce
parcours. Nous observons malheureusement un décalage entre ce que nous pensions être
un parcours canonique et la réalité de la vie de nombreuses paroisses ou ce parcours,
forcément connu du clergé, n’est pas proposé.
La conséquence, malheureusement, c’est que contrairement à l’aveugle Bartimée à qui Jésus
a permis de le suivre, un trop grand nombre de divorcés en nouvelle union ne se sentent plus
autorisés à pratiquer leur foi, ouvertement dans la paroisse et n’ont aucune information sur ce
possible retour à l’eucharistie, sacrement central de notre religion dont nous avons tous
besoin.
Il est de notre devoir à tous, simple pratiquant, bénévole dans une paroisse, laïc consacré,
diacre, prêtre, curé de ne laisser personne sur le bord de la route.
L’ensemble de la communauté catholique se doit de respecter nos valeurs d’amour, d’accueil
et de solidarité où tout chrétien doit se sentir le bienvenu.
Le parcours Bartimée d’Amoris Laetitia permet cette réintégration pleine et entière dans cette
communauté.
Pour que cette histoire d’une famille chrétienne serve à d’autres, pour que le parcours
Bartimée puisse permettre d’inscrire d’autres familles dans ce cheminement de guérison
spirituelle, je ne peux que vous inciter à l’intégrer dans vos futurs ministères.

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