{"id":276,"date":"2016-11-29T23:10:39","date_gmt":"2016-11-29T22:10:39","guid":{"rendered":"http:\/\/sedirelyon.fr\/lesdiaconessesdurocher\/?page_id=276"},"modified":"2016-11-29T23:10:39","modified_gmt":"2016-11-29T22:10:39","slug":"3-theologiennes-lyonnaises","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sedirelyon.fr\/lesdiaconessesdurocher\/ecrits-de-femmes\/3-theologiennes-lyonnaises\/","title":{"rendered":"3 th\u00e9ologiennes lyonnaises"},"content":{"rendered":"<p><strong>Mathilde DUBESSET<\/strong><\/p>\n<p><strong>Historienne<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chapitre\u00a0 de l&rsquo;ouvrage collectif \u00ab\u00a0F\u00e9ministes de la Deuxi\u00e8me vague\u00a0\u00bb , paru aux PUR en 2012 sous la direction, de Christine Bard <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0 Itin\u00e9raires de trois femmes<\/strong><strong> c<\/strong><strong>atholiques et f\u00e9ministes \u00e0 Lyon, dans les ann\u00e9es 1970-1980<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Associer f\u00e9minisme et culture catholique semble, \u00e0 premi\u00e8re vue, bien surprenant quand on s\u2019int\u00e9resse aux \u00ab\u00a0ann\u00e9es MLF\u00a0\u00bb. L\u2019Eglise catholique est en effet, dans cette p\u00e9riode, la cible de critiques virulentes de femmes et d\u2019hommes engag\u00e9s dans la lutte pour dans la libert\u00e9 sexuelle et \u00ab\u00a0le droit \u00e0 l\u2019avortement\u00a0\u00bb. Des revendications jug\u00e9es comme inacceptables par l\u2019Eglise mais aussi par des femmes catholiques mal \u00e0 l\u2019aise face \u00e0 ce type de demandes, m\u00eame si elles pouvaient comprendre que des femmes refusent une grossesse non d\u00e9sir\u00e9e. D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le monde catholique de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle s\u2019est montr\u00e9 peu r\u00e9ceptif, voire franchement hostile au f\u00e9minisme, en particulier du c\u00f4t\u00e9 des clercs et de Rome. Et quand le terme a \u00e9t\u00e9 repris, c\u2019\u00e9tait pour distinguer le \u00ab\u00a0bon f\u00e9minisme\u00a0\u00bb attach\u00e9 aux qualit\u00e9s particuli\u00e8res des femmes et aux distinctions (et hi\u00e9rarchies) \u00ab\u00a0naturelles\u00a0\u00bb entre les sexes, du \u00ab\u00a0mauvais f\u00e9minisme\u00a0\u00bb associ\u00e9 \u00e0 la subversion de l\u2019ordre naturel et \u00e0 \u00ab\u00a0la guerre des sexes\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1960, les associations catholiques f\u00e9minines ont gard\u00e9 leurs distances \u00e0 l\u2019 \u00e9gard du f\u00e9minisme. On le voit \u00e0\u00a0 l\u2019UFCS &#8211; Union f\u00e9minine civique et sociale n\u00e9e en 1925 dans la mouvance du catholicisme social, une organisation tr\u00e8s attach\u00e9e, dans les ann\u00e9es 1930-1950, \u00e0 d\u00e9fendre les m\u00e8res au foyer et soucieuse aussi de la \u00ab\u00a0promotion des femmes\u00a0\u00bb dans la soci\u00e9t\u00e9.\u00a0 D\u00e9confessionnalis\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960,\u00a0 cette association\u00a0 infl\u00e9chit son discours, et ses militantes, tr\u00e8s majoritairement de culture catholique, peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme une \u00ab\u00a0composante du f\u00e9minisme\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> dans les d\u00e9cennies qui suivent, m\u00eame si elles ne partagent pas la posture radicale du MLF des ann\u00e9es 1970. Avant que n\u2019\u00e9merge au grand jour la \u00ab\u00a0deuxi\u00e8me vague\u00a0\u00bb f\u00e9ministe, \u00a0la culture de la soumission et du sacrifice inculqu\u00e9e aux femmes, depuis des si\u00e8cles, par l\u2019Eglise catholique (et d\u2019autres institutions)\u00a0 est de plus en plus remise en cause. Aux mutations structurelles de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise dans les ann\u00e9es 1960, s\u2019ajoute, pour les catholiques, la dynamique enclench\u00e9e par le Concile Vatican 2 (1962-1965). Les engagements pris en faveur d\u2019une place plus grande accord\u00e9e aux la\u00efcs et aux femmes dans l\u2019Eglise suscitent beaucoup d\u2019espoirs. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Dans le foisonnement des prises de \u00a0paroles de femmes\u00a0 port\u00e9es par la deuxi\u00e8me vague f\u00e9ministe qui bouscule la\u00a0 France du d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, des voix de femmes catholiques se font entendre. Elles disent, elles aussi, leur d\u00e9sir de changement. Si nombre d\u2019entre elles s\u2019\u00e9loignent alors de l\u2019Eglise<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, d\u2019autres ne m\u00e9nagent pas leurs critiques \u00e0 son \u00e9gard, rejoignant, sur certains points, les positions des f\u00e9ministes, mais elles ne renoncent pas pour autant \u00e0 leur appartenance au monde catholique. C\u2019est le cas de Ren\u00e9e Dufourt, Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re et Donna Singles, trois femmes qui publient en 1982 un ouvrage intitul\u00e9 <em>Et si on ordonnait des femmes\u00a0<\/em>? o\u00f9 elles questionnent, de mani\u00e8re tr\u00e8s document\u00e9e, l\u2019interdit du Vatican\u00a0 sur l\u2019acc\u00e8s des femmes \u00e0 la pr\u00eatrise dans l\u2019Eglise catholique<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Comment ces femmes ont-elles pu articuler un catholicisme assum\u00e9 et un engagement\u00a0 f\u00e9ministe\u00a0? Une approche de leurs itin\u00e9raires respectifs et de leurs engagements \u00e0 Lyon, dans les ann\u00e9es 1970 et au-del\u00e0, peut fournir des pistes int\u00e9ressantes pour tenter de r\u00e9pondre \u00e0 cette question. Ce travail s\u2019appuie sur une s\u00e9rie d\u2019entretiens men\u00e9s dans les ann\u00e9es 1990-2000, avec ces femmes &#8211; deux sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es depuis &#8211;\u00a0 et avec des personnes qui ont partag\u00e9 leurs\u00a0 engagements<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>, ainsi que sur les textes qu\u2019elles ont produits.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Trois itin\u00e9raires singuliers, un commun refus des\u00a0 in\u00e9galit\u00e9s entre les hommes et les femmes<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>N\u00e9es dans les ann\u00e9es 1920, ces femmes n\u2019appartiennent pas \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration qui\u00a0 anime\u00a0 les groupes de la mouvance du\u00a0 MLF, \u00e0 Lyon, comme dans d\u2019autres villes dans la France, au d\u00e9but des\u00a0\u00a0 ann\u00e9es 1970 <a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. Elles sont plus proches, par l\u2019\u00e2ge, des m\u00e8res de ces jeunes militantes qu\u2019elles ont d\u2019ailleurs l\u2019occasion de rencontrer dans ces ann\u00e9es tr\u00e8s turbulentes.\u00a0 Issues de familles catholiques pratiquantes, dot\u00e9es d\u2019une solide culture religieuse, ces trois femmes ont des trajectoires personnelles bien diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Ren\u00e9e Dufourt, philosophe, m\u00e8re de famille nombreuse, f\u00e9ministe et socialiste<\/em><\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9e en 1920, \u00e0 Lyon, d\u2019un couple franco italien, Ren\u00e9e (n\u00e9e Cr\u00e9z\u00e9) fait des \u00e9tudes secondaires dans une institution religieuse lyonnaise o\u00f9 elle a la chance d\u2019avoir une professeure de lettres remarquable m\u00eame si \u00ab\u00a0le reste \u00e9tait \u00e9troit d\u2019esprit\u00a0\u00bb. Premi\u00e8re \u00e9l\u00e8ve de son \u00e9tablissement \u00e0 r\u00e9ussir le baccalaur\u00e9at en 1937, elle entre \u00e0 l\u2019universit\u00e9 \u00e0 Lyon &#8211; sa m\u00e8re aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 une universit\u00e9 catholique en Italie &#8211; o\u00f9 elle entame des \u00e9tudes de philosophie, tout en \u00e9tant engag\u00e9e dans la branche f\u00e9minine de la JEC (Jeunesse Etudiante\u00a0 Chr\u00e9tienne)<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>. Elle y rencontre Guy Dufourt qui devient en 1942 son mari, et r\u00e9dige son m\u00e9moire de dipl\u00f4me, m\u00eame si \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00ab\u00a0on ne continuait pas ses \u00e9tudes quand on \u00e9tait mari\u00e9e\u00a0\u00bb. Un premier enfant nait en 1943, la p\u00e9riode est rude et le jeune couple d\u00e9sire s\u2019engager dans la R\u00e9sistance. Mais un pr\u00eatre, lui-m\u00eame impliqu\u00e9 dans un r\u00e9seau de r\u00e9sistance,\u00a0 les dissuade de le faire car leur situation est pr\u00e9caire.<\/p>\n<p>La vie de la jeune professeure de philosophie, au lyc\u00e9e de jeunes filles de Saint Etienne puis \u00e0 celui de Lyon, est bien occup\u00e9e dans les ann\u00e9es d\u2019apr\u00e8s-guerre. Alors que la directrice du lyc\u00e9e de Saint Etienne\u00a0lui avait dit \u00e0 son arriv\u00e9e en 1948\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019esp\u00e8re que vous n\u2019avez pas d\u2019enfants\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>. Ren\u00e9e D a quatre enfants entre 1946 et 1954 (g\u00e9n\u00e9ration du baby-boom).\u00a0 Elle m\u00e8ne, de 1948 \u00e0 1980, une carri\u00e8re continue d\u2019enseignante en lyc\u00e9e puis \u00e0 l\u2019Ecole normale de Lyon, donnant aussi des cours \u00e0 l\u2019universit\u00e9<strong>. <\/strong>Dans les ann\u00e9es 1950<strong>, <\/strong>elle partage avec son mari, enseignant lui aussi<strong>, <\/strong>un engagement intellectuel et politique dans le r\u00e9seau lyonnais des amis de la revue <em>Esprit<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><strong>[9]<\/strong><\/a><\/em>. D\u00e9\u00e7u face au tour pris par la vie politique et critique envers l\u2019attitude des dirigeants politiques et militaires dans la guerre engag\u00e9e en Alg\u00e9rie<em>, <\/em>le couple participe \u00e0 la cr\u00e9ation en 1958, \u00e0 Lyon, du <em>Cercle Tocqueville<\/em>. Il s\u2019agit d\u2019animer le d\u00e9bat public et de promouvoir une culture de la d\u00e9mocratie, par des r\u00e9unions et une revue, <em>En bref<\/em>, pour laquelle Ren\u00e9e D. donne de nombreux textes. Ceux et celles qui fr\u00e9quentent ce groupe sont en g\u00e9n\u00e9ral de culture catholique et proches de la \u00ab\u00a0deuxi\u00e8me gauche\u00a0\u00bb. Nombre d\u2019entre eux, dont Guy et Ren\u00e9e D.,\u00a0 rallient le parti socialiste en 1971.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>Avec les ann\u00e9es 1970-1980 vient, pour Ren\u00e9e D., le temps d\u2019un engagement important au parti socialiste.\u00a0 D\u00e9sormais plus disponible (elle prend sa retraite de l\u2019Education nationale en 1980), elle devient secr\u00e9taire f\u00e9d\u00e9rale charg\u00e9e des femmes au PS du Rh\u00f4ne et travaille au cabinet d\u2019Yvette Roudy, devenue ministre des Droits de la femme en 1981, \u00ab\u00a0une femme de caract\u00e8re mais avec qui on pouvait discuter\u00a0\u00bb. Durant quelques ann\u00e9es, Ren\u00e9e D. est une des plumes de la ministre \u00e0 qui elle doit fournir chaque semaine un texte. Elle travaille ensuite, de 1989 \u00e0 1994 avec le secr\u00e9tariat aux droits des femmes et en particulier avec Mich\u00e8le Andr\u00e9e. Une exp\u00e9rience passionnante mais tr\u00e8s prenante aussi, qui lui donne l\u2019occasion de multiples contacts. En 1990, \u00e0 70 ans, elle est nomm\u00e9e au Comit\u00e9 Consultatif National d\u2019Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Sant\u00e9, o\u00f9 elle appr\u00e9cie tout particuli\u00e8rement les \u00e9changes avec la th\u00e9ologienne protestante France Qu\u00e9r\u00e9, Lucien S\u00e8ve, intellectuel communiste ou encore Mohamed Arkoun qui enseigne \u00e0 la Sorbonne. Dans cette activit\u00e9 exigeante o\u00f9 les sujets \u00e0 traiter sont complexes &#8211; la procr\u00e9ation m\u00e9dicalement assist\u00e9e par exemple -, elle s\u2019efforce, en philosophe, de pointer les failles dans la mani\u00e8re de mener la r\u00e9flexion. A 90 ans, Ren\u00e9e D. demeure discr\u00e8te sur les marques de reconnaissance qu\u2019elle a re\u00e7ues pour cette vie d\u2019engagements<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>. Une reconnaissance qui a manqu\u00e9 \u00e0 Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re dont elle avait fait la connaissance au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970.<\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re, enseignante, th\u00e9ologienne, la\u00efque engag\u00e9e dans l\u2019Eglise<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>N\u00e9e en 1923 dans un village de Sa\u00f4ne et Loire, Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re<strong><em>\u00a0<\/em><\/strong> est issue d\u2019une famille modeste, catholique pratiquante<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>. La religion religieuse impr\u00e8gne le quotidien de la fillette, bonne \u00e9l\u00e8ve \u00e0 l\u2019\u00e9cole\u00a0qui r\u00eave de devenir institutrice. Elle \u00e9choue de peu le concours de l\u2019Ecole Normale dans le contexte troubl\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e 1940, mais toujours d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 enseigner, elle pr\u00e9pare et r\u00e9ussit le baccalaur\u00e9at en 1944, tout en donnant des cours\u00a0 dans des \u00e9coles catholiques. Engag\u00e9e dans sa paroisse o\u00f9 elle anime un groupe d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0\u00c2mes vaillantes\u00a0\u00bb, elle devient, \u00e0 27 ans, \u00e0 la demande de l\u2019\u00e9v\u00eaque, assistante d\u2019un pr\u00eatre de village, dans la Bresse. Aux t\u00e2ches quotidiennes qui \u00e9taient traditionnellement celle de la \u00ab\u00a0bonne de cur\u00e9\u00a0\u00bb, s\u2019ajoutent, pour Marie-Jeanne B., des responsabilit\u00e9s religieuses, dont le cat\u00e9chisme et m\u00eame la pr\u00e9paration des hom\u00e9lies du dimanche,\u00a0 \u00ab\u00a0le cur\u00e9 en savait moins que moi, il n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 admis en ville\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a>. Elle n\u2019a pas de r\u00e9mun\u00e9ration fixe mais est nourrie, log\u00e9e et d\u00e9clar\u00e9e \u00e0 la S\u00e9curit\u00e9 Sociale, une situation qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque &#8211; dit-elle en 1995-\u00a0 ne la choquait pas car \u00ab\u00a0malgr\u00e9 une vie aust\u00e8re, je trouvais une certaine satisfaction \u00e0 faire tout cela\u00a0\u00bb . D\u00e8s cette \u00e9poque, elle se plonge dans les livres de th\u00e9ologie quand elle en a le temps.<\/p>\n<p>Enseignante, de 1959 \u00e0 1970, dans un petit s\u00e9minaire rural accueillant des gar\u00e7ons de 13 \u00e0 18 ans o\u00f9 elle est la seule femme parmi les professeurs, Marie-Jeanne B est confront\u00e9e \u00e0 une exclusion de fait de la part de ses coll\u00e8gues masculins. Elle ne prend pas ses repas avec eux, est \u00ab\u00a0oubli\u00e9e\u00a0\u00bb au moment de la communion, ne sait o\u00f9 se mettre dans la procession de la F\u00eate-Dieu, comme si elle n\u2019avait pas d\u2019existence pas \u00e0 leurs yeux. Une p\u00e9riode difficile pour elle, marqu\u00e9e par la solitude et un sentiment d\u2019humiliation qui ont laiss\u00e9 des traces dans sa vie personnelle et dans ses relations au monde masculin des clercs. Ayant fait la demande de compl\u00e9ter sa formation\u00a0 religieuse, elle obtient une petite bourse pour \u00e9tudier\u00a0 \u00e0 Lyon o\u00f9 elle s\u2019installe \u00e0 partir de 1970.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai trouv\u00e9 cette femme exceptionnellement dou\u00e9e\u00a0\u00bb<em>, <\/em>ce constat de Donna Singles (dont il sera question un peu plus loin) est partag\u00e9 par le vicaire g\u00e9n\u00e9ral du dioc\u00e8se de Lyon, Henri Denis, expert du Concile Vatican 2 qui encourage Marie-Jeanne B. \u00e0 faire des \u00e9tudes de th\u00e9ologie. D\u00e9butant \u00e0 47 ans des \u00e9tudes sup\u00e9rieures, elle effectue un parcours brillant \u00e0 la facult\u00e9 de th\u00e9ologie de Lyon. Dans son m\u00e9moire de ma\u00eetrise qui re\u00e7oit un prix et est publi\u00e9 en 1980, elle interroge la mani\u00e8re dont la tradition catholique (\u00e0 distinguer de la th\u00e9ologie) p\u00e8se sur les pratiques et les repr\u00e9sentations du pr\u00eatre\u00a0; une recherche qui\u00a0 s\u2019inscrit d\u00e9j\u00e0 dans une approche de genre bousculant les \u00e9nonc\u00e9s habituels de l\u2019Eglise<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>. Etudiante passionn\u00e9e, travaillant par ailleurs dans des coll\u00e8ges catholiques pour assurer le quotidien, Marie-Jeanne B. est \u00e2g\u00e9e de 64 ans quand elle soutient sa th\u00e8se en 1987. Elle questionne cette fois les figures de Marie et de l\u2019Eglise, et en renouvelle les approches. A propos de la m\u00e8re du Christ, figure f\u00e9minine centrale du christianisme, la th\u00e9ologienne veut retrouver, au-del\u00e0 des repr\u00e9sentations souvent mi\u00e8vres du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, Marie dans sa dimension humaine, d\u00e9sacralis\u00e9e, tout en affirmant son importance au plan th\u00e9ologique et spirituel. Cette th\u00e8se reconnue comme \u00e9tant de grande qualit\u00e9, n\u2019est pourtant publi\u00e9e que 12 ans plus tard dans une version tr\u00e8s abr\u00e9g\u00e9e<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a> l\u2019auteure \u00a0n\u2019\u00e9tant \u00ab\u00a0 pas connue\u00a0\u00bb selon les \u00e9diteurs.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je me suis toujours dit que si Marie Jeanne avait \u00e9t\u00e9 un homme, elle aurait \u00e9t\u00e9 une figure importante de l\u2019Eglise, mais parce que c\u2019\u00e9tait une femme, c\u2019\u00e9tait impossible\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>. Energique, d\u2019allure un peu aust\u00e8re, elle collabore \u00e0 des revues, enseigne comme assistante \u00e0 la \u00ab\u00a0catho\u00a0\u00bb o\u00f9 elle est appr\u00e9ci\u00e9e des \u00e9tudiants, mais aussi dans un coll\u00e8ge catholique car son salaire est tr\u00e8s modeste. Pour son entourage, c\u2019est une intellectuelle dot\u00e9e d\u2019une grande rigueur dans la r\u00e9flexion, exigeante,\u00a0 tr\u00e8s claire dans sa mani\u00e8re de s\u2019adresser de mani\u00e8re \u00e0 des publics vari\u00e9s lors des conf\u00e9rences qu\u2019elle donne jusque dans sa derni\u00e8re ann\u00e9e \u2013 elle d\u00e9c\u00e8de en 2000, \u00e0 77 ans.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>L\u2019itin\u00e9raire de Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re est celui d\u2019une femme c\u00e9libataire qui n\u2019est pas entr\u00e9e dans les ordres mais qui a consacr\u00e9 sa vie \u00e0 l\u2019engagement religieux\u00a0comme l\u2019ont fait nombre de femmes catholiques\u00a0 au 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a>. Elle s\u2019est beaucoup interrog\u00e9e, comme th\u00e9ologienne, sur les raisons de l\u2019exclusion des femmes des minist\u00e8res comme la pr\u00eatrise ou le diaconat et sur la mani\u00e8re d\u2019exercer ces fonctions dans l\u2019Eglise. A-t-elle pens\u00e9, pour elle-m\u00eame \u00e0 une possible ordination\u00a0? \u00ab\u00a0Je me suis souvent demand\u00e9e si elle-m\u00eame avait ressenti cette forme d\u2019appel mais je crois surtout que c\u2019\u00e9tait la place totalement m\u00e9connue, ignor\u00e9e, parfois m\u00eame m\u00e9pris\u00e9e des femmes dans l\u2019Eglise qui \u00e9tait sa motivation principale (\u2026). Elle r\u00e9fl\u00e9chissait beaucoup sur cette question et contestait la conception tr\u00e8s hi\u00e9rarchis\u00e9e, tr\u00e8s autoritaire du minist\u00e8re\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a>,\u00a0 une analyse que l\u2019on retrouve chez\u00a0 Donna Singles.<\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Donna Singles, religieuse am\u00e9ricaine, enseignante et th\u00e9ologienne <\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>N\u00e9e en 1928 aux Etats-Unis, \u00e0 Grand Rapids dans l\u2019Etat Michigan, non loin de Detroit, Donna Singles grandit dans une famille catholique am\u00e9ricaine, d\u2019origine allemande du c\u00f4t\u00e9 de sa m\u00e8re. Elle a 20 ans quand elle entre dans la congr\u00e9gation des S\u0153urs de St Joseph o\u00f9 elle prononce des v\u0153ux d\u00e9finitifs en 1953, \u00e0 25 ans. Apr\u00e8s des \u00e9tudes de langue et de litt\u00e9rature anglaise, elle enseigne dans plusieurs \u00e9coles de la congr\u00e9gation. Tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9e par la th\u00e9ologie, Donna S.\u00a0 souhaite alors faire des \u00e9tudes dans \u00ab\u00a0une facult\u00e9\u00a0renomm\u00e9e\u00bb et c\u2019est en France, \u00e0 Lyon, qu\u2019elle s\u2019installe en 1967, elle a 39 ans. Elle dira plus tard le plaisir \u00e0 travailler dans une facult\u00e9 de th\u00e9ologie o\u00f9 le niveau des \u00e9tudes est plus \u00e9lev\u00e9 qu\u2019aux Etats-Unis<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a>.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9e \u00e0 Lyon pour un premier voyage en 1966, avec son habit religieux, elle revient l\u2019ann\u00e9e suivante en habit civil et ne le quitte plus. Elle n\u2019int\u00e8gre d\u2019ailleurs pas une communaut\u00e9 religieuse \u00e0 Lyon et vit de mani\u00e8re ind\u00e9pendante. Passionn\u00e9e par ses \u00e9tudes, elle soutient, en 1972, \u00e0 44 ans, un m\u00e9moire sur <em>La diff\u00e9renciation sexuelle\u00a0: lieu de la manifestation de l\u2019absolu <\/em>puis, en 1978, une th\u00e8se de th\u00e9ologie sur <em>Le salut de l\u2019homme chez Saint Ir\u00e9n\u00e9e\u00a0<\/em>\u00bb &#8211; une grande figure des premiers temps du christianisme \u00e0 Lyon.\u00a0 Elle est, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, une des premi\u00e8res femmes \u00e0 soutenir une th\u00e8se de th\u00e9ologie \u00e0 Lyon (la premi\u00e8re \u00e9tait une allemande) puis elle int\u00e8gre l\u2019\u00e9quipe enseignante de la facult\u00e9 catholique jusqu\u2019\u00e0 sa retraite en 1995.<\/p>\n<p>Auteure d\u2019un grand nombre de textes et d\u2019articles<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a>, Donna S. est une conf\u00e9renci\u00e8re tr\u00e8s demand\u00e9e aux interventions tr\u00e8s vivantes qui, comme Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re, n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 faire une critique radicale de l\u2019usage catholique de la notion de sacr\u00e9\u00a0; notion qui, selon elle, justifie trop souvent les interdits et les exclusions. La libert\u00e9 de ton et d\u2019allure de cette th\u00e9ologienne venue d\u2019outre-Atlantique a sans doute un lien avec sa culture d\u2019origine. Elle n\u2019accepte pas que les femmes n\u2019aient pas acc\u00e8s aux m\u00eames carri\u00e8res et engagements de service dans l\u2019Eglise que les hommes, mais elle dit aussi son bonheur d\u2019\u00eatre une femme. Personnalit\u00e9 forte et chaleureuse, connue pour son hospitalit\u00e9,\u00a0 musicienne mais aussi tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9e par la photographie, le cin\u00e9ma et les voyages, elle garde des contacts avec les Etats-Unis et en premier lieu sa nationalit\u00e9.\u00a0 Le lien demeure avec sa congr\u00e9gation qui la soutient dans les moments difficiles et o\u00f9 elle est retourne peu avant sa mort en 2005.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Catholiques et f\u00e9ministes, une possible articulation?\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ces trois femmes aux personnalit\u00e9s et aux itin\u00e9raires diff\u00e9rents ont en commun le go\u00fbt de l\u2019\u00e9tude et de l\u2019enseignement et\u00a0 partagent une vision critique de la situation faite aux femmes dans l\u2019Eglise et dans la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral. Elles se rencontrent au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 et d\u00e9cident de r\u00e9fl\u00e9chir et de travailler ensemble et avec d\u2019autres personnes, dans des r\u00e9seaux catholiques actifs \u00e0 Lyon, tout en ayant des contacts avec des f\u00e9ministes avec qui elles partagent nombre de constats sur la situation des femmes.<\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Des catholiques pratiquantes et critiques sur le statut des femmes dans l\u2019Eglise<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La foi religieuse profonde qui \u00ab\u00a0donne sens et force \u00e0 leur vie\u00a0\u00bb, une expression qui revient dans les entretiens, ne les emp\u00eache pas de porter un regard tr\u00e8s critique sur le fonctionnement de l\u2019Eglise et de ses institutions. Cette critique est nourrie de r\u00e9f\u00e9rences aux valeurs \u00e9vang\u00e9liques, entre autres l\u2019absence de distinctions entre les humains devant Dieu\u00a0 (\u00ab il n\u2019y a plus ni juif ni grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme \u00bb (ap\u00f4tre Paul). <strong>\u00a0<\/strong>Ren\u00e9e D explique que, <strong>c<\/strong>omme chr\u00e9tienne, elle a \u00ab\u00a0vite senti ce qui ne lui convenait pas\u00a0 dans l\u2019Eglise\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>. Elle s\u2019est d\u2019ailleurs moins impliqu\u00e9e au plan religieux que les deux th\u00e9ologiennes, m\u00eame si elle a particip\u00e9 \u00e0 des groupes de r\u00e9flexion, par exemple sur la question du diaconat<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\">[21]<\/a>, dans les ann\u00e9es 1970. A la question pos\u00e9e d\u2019un \u00e9ventuel d\u00e9part de\u00a0 l\u2019Eglise devant le constat que rien ne semble changer pour les femmes, la r\u00e9ponse de\u00a0 Donna S. est d\u2019une grande clart\u00e9 : \u00ab\u00a0au plan spirituel et religieux, je n\u2019ai pas d\u2019autre maison, c\u2019est aussi simple que cela\u00a0\u00bb et, pour Ren\u00e9e D.\u00a0: \u00ab\u00a0je dirais que m\u00eame si j\u2019ai \u00e9t\u00e9 tent\u00e9e d\u2019en sortir et si je me sens parfois plus proche des protestants, eh bien c\u2019est la foi qui me r\u00e9siste\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\">[22]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Des femmes qui se pensent comme f\u00e9ministes\u00a0\u00a0 <\/em><\/strong><\/p>\n<p>Ren\u00e9e D. et Donna S. se sont pr\u00e9sent\u00e9es, de mani\u00e8re explicite, comme f\u00e9ministes et elles ont \u00e9crit et agi concr\u00e8tement dans ce sens. Ren\u00e9e D. soutient la loi Veil vot\u00e9e en novembre 1974,\u00a0 fr\u00e9quente les r\u00e9seaux f\u00e9ministes lyonnais, collabore activement au Planning familial et travaille avec le Minist\u00e8re des droits de la femme dans les ann\u00e9es 1980 puis avec le secr\u00e9tariat aux droits des femmes. Chez Donna S., le fait d\u2019\u00eatre am\u00e9ricaine a pu faciliter cette posture. Elle s\u2019int\u00e9ressait aux travaux de th\u00e9ologiennes f\u00e9ministes &#8211; souvent am\u00e9ricaines &#8211; qu\u2019elle\u00a0 a contribu\u00e9 \u00e0 faire conna\u00eetre en France par les recensions de leurs ouvrages dans des revues catholiques<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\">[23]<\/a>. Mais elle ne se revendiquait pas comme \u00ab\u00a0th\u00e9ologienne f\u00e9ministe\u00a0\u00bb, estimant que son champ de recherche n\u2019\u00e9tait gu\u00e8re concern\u00e9 par cette probl\u00e9matique. L\u2019engagement f\u00e9ministe de ces deux femmes semble plus li\u00e9 \u00e0 un constat g\u00e9n\u00e9ral des in\u00e9galit\u00e9s et des injustices dont les femmes sont victimes, qu\u2019\u00e0 une exp\u00e9rience personnelle, c\u2019est du moins ce qu\u2019elles en disent.<\/p>\n<p>Pour Marie-Jeanne B. dont le f\u00e9minisme \u00e9tait peut-\u00eatre moins affich\u00e9, l\u2019exp\u00e9rience de la rel\u00e9gation v\u00e9cue dans ce petit s\u00e9minaire de campagne puis le sentiment d\u2019une faible reconnaissance de la th\u00e9ologienne par ses pairs, ont sans doute nourri\u00a0 sa critique du pouvoir masculin dans l\u2019Eglise catholique. Une critique qui rejoint celles des f\u00e9ministes des ann\u00e9es 1970 sur les lieux de pouvoir marqu\u00e9s au sceau du patriarcat, terme tr\u00e8s courant dans le lexique du MLF. Un \u00e9l\u00e9ment \u00e0\u00a0 noter\u00a0: le statut de la\u00efque c\u00e9libataire de Marie-Jeanne B. a pu\u00a0 la fragiliser, car elle ne pouvait compter sur le soutien d\u2019un ordre religieux, comme Donna S.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>Il est vrai que les grandes questions pos\u00e9es par le f\u00e9minisme de la deuxi\u00e8me\u00a0 vague\u00a0 autour du\u00a0 corps, de la sexualit\u00e9, de la contraception et de l\u2019avortement ne sont pas au premier plan dans la r\u00e9flexion de ces femmes m\u00eame si Ren\u00e9e D. s\u2019est engag\u00e9e aux c\u00f4t\u00e9s du Planning familial. Pour elle, le fait d\u2019\u00eatre catholique ne l\u2019emp\u00eachait pas de d\u00e9fendre le libre acc\u00e8s \u00e0 la contraception (il s\u2019agissait avant tout de la libert\u00e9 des femmes et des couples). Quant \u00e0 l\u2019IVG, elle pouvait l\u2019accepter mais avec la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un cadre et de r\u00e8gles pr\u00e9cises. La philosophe comme les deux th\u00e9ologiennes plaident, dans leurs propos comme dans leurs \u00e9crits, pour la libert\u00e9 et la responsabilit\u00e9 des femmes, un th\u00e8me que l\u2019on retrouve dans le travail qu\u2019elles m\u00e8nent ensemble.<\/p>\n<p><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Un livre \u00e0 trois voix\u00a0: \u00ab\u00a0Et si on ordonnait des femmes\u00a0?\u00a0\u00bb (1982)\u00a0<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re, Ren\u00e9e Dufourt et Donna Singles ont d\u00e9cid\u00e9 de mettre\u00a0 en commun leurs ressources au service d\u2019un travail critique d\u00e9bouchant sur un livre qui s\u2019est inspir\u00e9 des travaux d\u2019un groupe de la\u00efcs et de religieux (auquel elle appartenait), sur la question du diaconat. C\u2019\u00e9tait aussi une r\u00e9ponse \u00e0 des textes romains de 1976 et 1977 expliquant pourquoi les femmes ne pouvaient \u00eatre ordonn\u00e9es pr\u00eatres<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[24]<\/a>. \u00ab\u00a0Nous avons examin\u00e9 de pr\u00e8s les diff\u00e9rents arguments. Ren\u00e9e a fourni la partie philosophique, moi je m\u2019occupais du choix des douze\u00a0 ap\u00f4tres et Marie-Jeanne est intervenue sur la question du sacr\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0 expliquait Donna S. en 2002. On peut lire, d\u00e8s l\u2019introduction du livre publi\u00e9 chez l\u2019\u00e9diteur catholique Le Centurion, que \u00a0les chr\u00e9tiennes \u00ab\u00a0n\u2019acceptent plus, avec passivit\u00e9, leur \u00ab\u00a0destin\u00a0\u00bb d\u2019\u00eatre \u00e9cart\u00e9es de certaines fonctions dans l\u2019Eglise du fait qu\u2019elles sont n\u00e9es femmes (\u2026). Elles ne croient plus \u00e0 l\u2019id\u00e9e qu\u2019elles sont cr\u00e9\u00e9es pour l\u2019homme ou qu\u2019elles poss\u00e8dent une nature inf\u00e9rieure\u00a0\u00bb (p.13). L\u2019argumentation, tr\u00e8s document\u00e9e, montre les impasses d\u2019une \u00ab\u00a0th\u00e9ologie de la femme\u00a0\u00bb, remet en cause\u00a0 les analogies telles que Christ-chef-homme \/Femme-corps-Eglise ou la symbolique du pr\u00eatre comme figure du Christ qui permet de justifier l\u2019exclusion des femmes.\u00a0 Dans la conclusion, les auteures se demandent \u00ab\u00a0pourquoi ce refus d\u2019entendre\u00a0?\u00a0\u00bb. Ce livre riche et d\u00e9rangeant qui s\u2019inscrit dans un mouvement de contestation, f\u00e9ministe sur le terrain religieux visible durant la \u00ab\u00a0deuxi\u00e8me vague\u00a0\u00bb dans le monde occidental<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a>, a en r\u00e9alit\u00e9 connu une diffusion tr\u00e8s limit\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0nos analyses, nos critiques \u00e9taient ressenties comme scandaleuses\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\">[26]<\/a>. On le trouvait difficilement dans les librairies catholiques de Lyon et il est semble t-il \u00eatre vite parti au pilon. Un \u00e9chec \u00e0 mettre sans doute en relation avec le manque de soutien dans cette entreprise, de la part des responsables catholiques, ce dont les\u00a0 auteures \u00e9taient bien conscientes, tout en regrettant le titre provocateur du livre, qui \u00e9tait un choix de l\u2019\u00e9diteur.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>Ces trois itin\u00e9raires nous montrent comment durant \u00ab\u00a0les ann\u00e9es MLF\u00a0\u00bb, mais aussi avant et apr\u00e8s, des femmes ont pu associer une appartenance au monde catholique et un engagement que l\u2019on peut qualifier de f\u00e9ministe, au sens o\u00f9 elles ont protest\u00e9 et agi (ou tent\u00e9 de le faire) contre les in\u00e9galit\u00e9s entre hommes et femmes, dans l\u2019Eglise catholique. Dans les ann\u00e9es 1980, Ren\u00e9e D, Marie-Jeanne B. et Donna S. participent \u00e0 l\u2019association <em>Femmes et Hommes en Eglise\u00a0 (FHE),<\/em>\u00a0 n\u00e9e en 1970 \u00e0 l\u2019initiative de catholiques fran\u00e7ais et belges, dont le groupe de Lyon s\u2019est r\u00e9uni durant plusieurs ann\u00e9es, organisant d\u00e9bats et colloques<a href=\"#_ftn27\" name=\"_ftnref27\">[27]<\/a>. Cette association, tr\u00e8s attach\u00e9e \u00e0 l\u2019\u0153cum\u00e9nisme et au dialogue entre religieux et la\u00efcs, a aussi pos\u00e9 la question du statut des femmes dans l\u2019Eglise et n\u2019a pas m\u00e9nag\u00e9 ses critiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du Vatican, des ann\u00e9es 1970 aux ann\u00e9es 2000. L\u2019une des figures fondatrices de FHE, Marie-Th\u00e9r\u00e8se Van Lunen Chenu, se pr\u00e9sente volontiers comme une \u00ab\u00a0f\u00e9ministe catholique\u00bb<a href=\"#_ftn28\" name=\"_ftnref28\">[28]<\/a>. De mani\u00e8re assez logique, on retrouve la signature de Donna S. et de Marie-Jeanne B. dans la revue catholique contestataire <em>Golias<a href=\"#_ftn29\" name=\"_ftnref29\"><strong>[29]<\/strong><\/a> <\/em>ainsi que leurs noms et celui de Ren\u00e9e D. parmi les participants au groupe\u00a0 \u00ab\u00a0Paroles sans fronti\u00e8res\u00a0\u00bb, qui se constitue, \u00e0 Lyon et dans la r\u00e9gion,\u00a0 \u00e0 la suite de \u00ab\u00a0l\u2019Affaire Gaillot\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn30\" name=\"_ftnref30\">[30]<\/a>.<\/p>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, le f\u00e9minisme est de plus en plus pens\u00e9 au pluriel, tant la diversit\u00e9 est grande des mouvements et courants f\u00e9ministes qui ont travers\u00e9 le 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Les itin\u00e9raires de ces trois femmes catholiques et f\u00e9ministes \u00e0 Lyon dans les ann\u00e9es 1970-1980 en sont un indice. La question religieuse pourrait bien \u00eatre partie prenante d\u2019une troisi\u00e8me vague f\u00e9ministe en ce d\u00e9but du 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, une histoire \u00e0 suivre\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>-Au tournant de l\u2019histoire, chr\u00e9tiens et chr\u00e9tiennes vivent de nouvelles alliances<\/em>. Actes du colloque des 7-8 mars 1997, Femmes et Hommes en Eglise, Facult\u00e9 de Th\u00e9ologie de Lyon, Ed.PROFAC 1998<\/p>\n<p>-B\u00e9r\u00e8re Marie-Jeanne, Dufourt Ren\u00e9e, Singles Donna\u00a0; <em>\u00ab\u00a0Et si on ordonnait des femmes..<\/em>\u00a0? Le Centurion, 1982.<\/p>\n<p>&#8211; CLEF (Centre lyonnais d\u2019Etudes f\u00e9ministes), <em>Chronique d\u2019une passion<\/em>, Paris l\u2019Harmattan, 1979.<\/p>\n<p><em>-De Kalamazoo \u00e0 Lyon, Hommage \u00e0 Dona Singles, 1928-2005<\/em>, Lyon, Ed. Femmes et Recherches religieuses, 2007.<\/p>\n<p>-Doneaud\u00a0 Th\u00e9r\u00e8se et Gu\u00e9rin Christian <em>Les femmes agissent, le monde change, Histoire in\u00e9dite de l\u2019Union f\u00e9minine civique et sociale,<\/em> Paris, Cerf, 2005.<\/p>\n<p>-Fayet-Scribe Sylvie, <em>Associations f\u00e9minines et catholicisme, de la charit\u00e9 \u00e0 l\u2019action sociale<\/em>, Paris, Ed.\u00a0 ouvri\u00e8res, 1990.<\/p>\n<p>-Gubin Eliane, Jacques Catherine, Rochefort Florence, Studer Brigitte, Th\u00e9baud Fran\u00e7oise et Zancarini-Fournel Michelle (dir.), <em>\u00a0Le si\u00e8cle des f\u00e9minismes<\/em>, Paris, Editions de l\u2019Atelier, 2004.<\/p>\n<p>-\u00ab\u00a0Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re, th\u00e9ologienne catholique et la question des femmes dans l\u2019Eglise\u00a0\u00bb, entretiens r\u00e9alis\u00e9s par Mathilde Dubesset\u00a0 avec Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re (1995), avec Donna Singles, Ren\u00e9e Dufourt et Michelle Martin-Grunenwald (2002) in Mathilde Dubesset et Genevi\u00e8ve Dermenjian (dir.), <em>CLIO, Histoire, Femmes et Soci\u00e9t\u00e9s<\/em>, n\u00b015\/2002, Presses universitaires du Mirail, p.199-207.<\/p>\n<p>&#8211; Pelletier Denis, <em>La crise catholique, religion, soci\u00e9t\u00e9, politique en France (1965-1978) <\/em>Payot, 2002.<\/p>\n<p>&#8211; Rochefort Florence, \u00ab\u00a0Contrecarrer ou interroger les religions\u00a0\u00bb, in Gubin Eliane, Jacques Catherine, Rochefort Florence, Studer Brigitte, Th\u00e9baud Fran\u00e7oise et Zancarini-Fournel Michelle (dir.), <em>\u00a0Le si\u00e8cle des f\u00e9minismes<\/em>, Paris, Editions de l\u2019Atelier, 2004, chap 21, p.346-369.<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em>&#8211; Van Lunen Chenu\u00a0 Marie-Th\u00e9r\u00e8se<em>, Femmes et hommes<\/em>, Paris, Cerf, 1998.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u201cLe bon accomplissement de la mission de la femme, voil\u00e0 la grande question f\u00e9ministe (&#8230;), qu\u2019elle vote, qu\u2019elle fasse de la m\u00e9decine ou des math\u00e9matiques, mais qu\u2019elle soit avant tout bonne fille et bonne m\u00e8re, tout est l\u00e0\u00a0\u00bb, extrait de\u00a0 Marie de Villermont <em>, Le mouvement f\u00e9ministe, ses causes, son avenir, solutions chr\u00e9tiennes, <\/em>\u00a0Paris, 1904, <em>c<\/em>it\u00e9 par Sylvie Fayet-Scribe,\u00a0 <em>Associations f\u00e9minines et catholicisme, de la charit\u00e9 \u00e0 l\u2019action sociale<\/em>, Paris, Editions Ouvri\u00e8res, 1990, p.55.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Expression de Ren\u00e9 R\u00e9mond dans la pr\u00e9face de Th\u00e9r\u00e8se Doneaud et Christian Gu\u00e9rin, <em>Les femmes agissent, le monde change, Histoire in\u00e9dite de l\u2019Union f\u00e9minine civique et sociale,<\/em> Paris, Cerf, 2005, p.12.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C\u2019est un des \u00e9l\u00e9ments de la \u00ab\u00a0Crise catholique\u00a0\u00bb analys\u00e9e par Denis Pelletier, dans <em>La crise catholique, religion, soci\u00e9t\u00e9, politique en France (1965-1978,) <\/em>Payot, 2002<em>.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 Marie- Jeanne B\u00e9r\u00e8re, Ren\u00e9e Dufourt, Donna Singles, <em>Et si on ordonnait des femmes\u2026\u00a0?<\/em> Paris, Le Centurion, 1982<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 Entretiens avec Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re en mars 1995\u00a0;\u00a0 avec Donna Singles, Ren\u00e9e Dufourt et Michelle Martin-Gr\u00fcnenwald en\u00a0 janvier 2002; avec Ren\u00e9e Dufourt en avril et mai 2010\u00a0; avec Marie-C\u00e9cile Ramel, Mich\u00e8le\u00a0 Bauduin, Denise Meyrand, Gertrude Pochard\u00a0 et Madeleine Comte,\u00a0 du groupe lyonnais \u00ab\u00a0Femmes et recherche religieuse\u00a0\u00bb en avril-mai 2010.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Sur le mouvement f\u00e9ministe\u00a0 \u00e0 Lyon dans les ann\u00e9es 1970-1980,\u00a0 CLEF (Centre lyonnais d\u2019Etudes f\u00e9ministes), <em>Chronique d\u2019une passion<\/em>, Paris l\u2019Harmattan, 1979<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La JEC s\u2019adresse aux \u00e9tudiants catholiques avec une branche masculine et une branche f\u00e9minine. Convoqu\u00e9s \u00e0 Vichy en tant que responsables de la JEC, Ren\u00e9e et Guy, son futur mari,\u00a0 s\u2019\u00e9taient promis de \u00ab\u00a0ne plus jamais y remettre les pieds\u00a0\u00bb, entretien avec\u00a0 Ren\u00e9e D., 10 avril\u00a0 2010.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 Les femmes professeures de lyc\u00e9e \u00e9taient souvent c\u00e9libataires dans les ann\u00e9es d\u2019avant guerre, le mariage et surtout les enfants \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9s comme inconciliables avec cette activit\u00e9 professionnelle.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La revue <em>Esprit<\/em> fond\u00e9e en 1932 par Emmanuel Mounier se d\u00e9marque du catholicisme conservateur et inspire, au tournant des ann\u00e9es 1950-60,\u00a0 le courant dit de la deuxi\u00e8me gauche.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ren\u00e9e Dufourt a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e\u00a0 \u00ab\u00a0citoyenne d\u2019honneur\u00a0\u00bb du 3<sup>\u00e8me<\/sup> arrondissement de Lyon o\u00f9 elle habite depuis plus d\u2019un demi si\u00e8cle.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Sur l\u2019itin\u00e9raire de Marie-Jeanne B., \u00ab\u00a0Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re, th\u00e9ologienne catholique, et la question des femmes dans l\u2019Eglise\u00a0\u00bb, <em>CLIO, Histoire, Femmes et Soci\u00e9t\u00e9s<\/em>, 15\/2002, rubrique T\u00e9moignage, p.199-207.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Entretien avec Marie-Jeanne B. en mars1995<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re<em>, Le jeu de la tradition dans la pratique masculine du minist\u00e8re\u00a0apostolique, <\/em>Cahiers de l\u2019Institut catholique, Ed.Profac, 1980<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Marie-Jeanne B\u00e9r\u00e8re, <em>Marie, l\u2019Eglise, deux figures symbolisant le salut<\/em>, th\u00e8se 1987\u00a0; version tr\u00e8s abr\u00e9g\u00e9e\u00a0: <em>Marie\u2026 tout simplement<\/em>, Paris, Editions de l\u2019Atelier, 1999.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Propos de Donna Singles, entretien de janvier 2002<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ce choix du c\u00e9libat li\u00e9 \u00e0 un engagement religieux, sans entrer dans un ordre religieux, est celui de Madeleine Delbrel au d\u00e9but des ann\u00e9es 1930\u00a0; voir le num\u00e9ro 3\/2008 de <em>Vie Sociale<\/em> sur <em>Madeleine Delbr\u00eal assistante sociale (1931-1945). <\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Propos de Ren\u00e9e Dufourt en janvier 2002, in CLIO\/15\/2002, op.cit, p.202<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Sur Donna Singles, un petit ouvrage\u00a0r\u00e9cent : <em>De Kalamazoo \u00e0 Lyon, Hommage \u00e0 Dona Singles, 1928-2005<\/em>, Lyon, Ed. Femmes et Recherches religieuses, 2007<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Un fonds Donna Singles, en cours de classement, devrait \u00eatre prochainement vers\u00e9 au Centre Th\u00e9ologique de Meylan-Grenoble.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 Entretien d\u2019avril 2010<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le diaconat (minist\u00e8re accessible aux la\u00efcs) conna\u00eet un regain avec le concile Vatican 2 mais il demeure r\u00e9serv\u00e9 aux hommes.\u00a0 Le d\u00e9bat est anim\u00e9 sur ce sujet dans les ann\u00e9es 1970, voir le num\u00e9ro de la revue <em>Effort Diaconal<\/em> de janv-juin 1974,\u00a0 <em>Ordination des femmes au diaconat<\/em> avec un article de Ren\u00e9e Dufourt.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Entretien collectif de janvier 2002<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Une quinzaine d\u2019articles et de recensions sur la\u00a0 th\u00e9ologie f\u00e9ministe mentionn\u00e9s dans le livre d\u2019hommage cit\u00e9 plus haut<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>D\u00e9claration sur le question de l\u2019admission des femmes au sacerdoce minist\u00e9riel<\/em> (janvier 1977) dont le texte latin commence par les mots \u00ab\u00a0Inter insigniores\u00a0\u00bb, texte inclus en annexe du livre.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\">[25]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Florence Rochefort, \u00ab\u00a0Contrecarrer ou interroger les religions\u00a0\u00bb, in Gubin Eliane, Jacques Catherine, Rochefort Florence, Studer Brigitte, Th\u00e9baud Fran\u00e7oise et Zancarini-Fournel Michelle (dir.), <em>\u00a0Le si\u00e8cle des f\u00e9minismes<\/em>, Paris, Editions de l\u2019Atelier, 2004, chap 21, p.346-369.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\">[26]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ren\u00e9e Dufourt, entretien collectif de janvier 2002<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref27\" name=\"_ftn27\">[27]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Au tournant de l\u2019histoire, chr\u00e9tiens et chr\u00e9tiennes vivent de nouvelles alliances<\/em>. Actes du colloque des 7-8 mars 1997, Femmes et Hommes en Eglise, Facult\u00e9 de Th\u00e9ologie de Lyon, Ed. PROFAC, 1998<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref28\" name=\"_ftn28\">[28]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Marie-Th\u00e9r\u00e8se Van Lunen Chenu <em>, Femmes et hommes<\/em>, Paris, Cerf, 1998.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref29\" name=\"_ftn29\">[29]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Donna Singles\u00a0: \u00ab\u00a0R\u00e9ponses \u00e0 Joseph Ratzinger, depuis quand les femmes font-elles probl\u00e8me\u00a0?\u00a0\u00bb <em>Golias<\/em>, n\u00b098, 2004<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref30\" name=\"_ftn30\">[30]<\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La destitution par Rome, en 1995, de l\u2019\u00e9v\u00eaque d\u2019Evreux, Mgr J Gaillot, a d\u00e9clench\u00e9 une vague de protestation\u00a0 parmi les catholiques.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mathilde DUBESSET Historienne Chapitre\u00a0 de l&rsquo;ouvrage collectif \u00ab\u00a0F\u00e9ministes de la Deuxi\u00e8me vague\u00a0\u00bb , paru aux PUR en 2012 sous la direction, de Christine Bard \u00a0\u00a0\u00a0 Itin\u00e9raires de trois femmes catholiques et f\u00e9ministes \u00e0 Lyon, dans les ann\u00e9es 1970-1980 \u00a0 Associer f\u00e9minisme et culture catholique semble, \u00e0 premi\u00e8re vue, bien surprenant quand on s\u2019int\u00e9resse aux \u00ab\u00a0ann\u00e9es &hellip; 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