Home » Soirée du 27 mai témoignage de Philippe

Soirée du 27 mai témoignage de Philippe

Témoignage de Philippe pour la soirée du 27 mai 2026

Parcours Amoris LaetitiaLa joie de l’amour

Exhortation apostolique

Je suis Philippe. J’ai été marié à l’Église et civilement en 2002 avec Nathalie. Nous avons eu notre fille Chloé à l’été 2003. Puis, au printemps 2005, je trompe Nathalie avec Mélanie, alors une amie du couple, présente à notre mariage…

Voilà l’odieux personnage que j’étais. Même à l’époque, j’étais capable de me traiter de « connard » (excusez le terme), et pourtant j’étais réellement amoureux de Mélanie.

Le divorce est prononcé au printemps 2006 et, au printemps 2007, je me marie avec Mélanie.

Aujourd’hui, nous avons deux garçons, Baptiste et Maël, âgés de 18 et 15 ans.

Baptiste, notre fils aîné, demande le baptême à l’âge de 10 ans, alors que nous n’allons pas du tout à l’église. Moi, j’avais tourné le dos à la foi depuis très longtemps, et Mélanie, malgré son baptême reçu bébé, n’avait pas reçu d’éducation catholique.

Depuis quelques années, nous accompagnons de temps en temps notre fils à l’église ; lui y va plus souvent tout seul. Baptiste continue son cheminement. Puis Maël demande également le baptême. Petit à petit, notre propre cheminement se fait aussi, et notre présence à l’église devient plus régulière. L’année dernière, en 2025, Baptiste demande la confirmation.

Mélanie est très présente aux côtés de son fils pendant ce parcours de confirmation. Moi, un peu plus timide, je viens néanmoins régulièrement. Toute la famille se rapproche du Seigneur.

En septembre 2025, Mélanie demande à suivre le parcours de confirmation, et pour moi, la proposition du parcours Amoris Laetitia s’impose naturellement.

Cela fait donc plus de vingt ans que j’ai divorcé, et plus de vingt ans de vie commune, d’union et d’amour.

Le début du parcours est surprenant, car nous revivons toute la culpabilité liée au commencement de notre relation : ma fille Chloé, alors âgée de 18 mois, la séparation avec sa mère…

Le « connard » refait alors surface. Pourtant, les personnes du parcours, à qui nous racontons cette histoire douloureuse, sont dans la compassion et l’acceptation, tout simplement dans l’amour du Christ.

Très vite, nous découvrons dans Amoris Laetitia une Église qui accueille avant de juger :

« La route de l’Église est celle de ne condamner personne éternellement ; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent avec un cœur sincère. »
(Amoris Laetitia, §296)

Et aussi :

« Personne ne peut être condamné pour toujours, parce que ce n’est pas la logique de l’Évangile ! »
(Amoris Laetitia, §297)

Ces paroles résonnent profondément en moi. Pendant des années, je me suis souvent condamné moi-même. Je pensais avoir définitivement abîmé ma place dans l’Église et dans le regard du Seigneur.

Nous travaillons également sur la notion de miséricorde du Seigneur à travers le texte de Bartimée, « assis au bord du chemin », qui se met à crier :

« Fils de David, aie pitié de moi ! »

Je me reconnais beaucoup dans ce texte. Pendant longtemps, je suis resté moi aussi « au bord du chemin », persuadé de ne plus être digne d’avancer vers Dieu.

Nous commençons donc ce parcours en revivant la culpabilité de notre passé, et j’ai la chance que Mélanie m’accompagne dans cette démarche.

Petit à petit, l’amour du Seigneur nous fait du bien. Nous découvrons aussi ces mots du pape François :

« Je crois sincèrement que Jésus-Christ veut une Église attentive au bien que l’Esprit répand au milieu de la fragilité. »
(Amoris Laetitia, §308)

Aujourd’hui, nous pensons même que notre union, malgré son commencement difficile, a porté des fruits d’amour, de fidélité et de famille grâce au seigneur.

Une rencontre avec notre prêtre, dans le cadre du parcours, m’a également fait énormément de bien. Il m’a rappelé que le seigneur ne punit pas, le Seigneur est avant tout amour et miséricorde.

Certes, l’Église a ses règles. Mais nous comprenons désormais que nous sommes tous en chemin auprès du Seigneur.

Je suis heureux de partager aujourd’hui mon parcours, tourné vers mon amour du Seigneur et vers Sa miséricorde.

Nous avons tous notre place à Ses côtés, et le fait d’appartenir à nouveau à la grande famille de l’Église catholique nous fait un bien incroyable.

Merci à notre paroisse pour ce parcours, et merci à tous les participants pour le partage de notre foi commune envers le Seigneur.

 Philippe

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Rejoignez les 15 autres abonnés

Archives