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Conscience éclairée

Quelques propos sur le sujet , avec leur sources

Aujourd’hui, l’évolution du monde et de la société nous interpelle, nous an­goisse parfois. Que sera demain ? Que penser, comment agir ? Autant de ques­tions pour lesquelles nous devons faire appel à notre conscience, convaincus, comme l’a dit Jean Paul II, que Jésus-Christ va à la rencontre de toute époque, y compris la nôtre, avec les mêmes paroles : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 6,22). Mais comment faire bon usage de notre conscience ? Voici quelques pistes.

Au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-mê­me, mais à laquelle il est tenu d’obéir. Cet­te voix qui ne cesse de le presser d’aimer et d’accomplir le bien et d’éviter le mal, au moment opportun, résonne dans l’intimité de son cœur : « Fais ceci, évite cela »… La conscience est le lieu le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre… Par fidélité à la conscience, les chrétiens unis aux autres hommes, doivent chercher en­semble la vérité et la solution juste de tant de problèmes moraux que soulèvent aussi bien la vie privée que la vie sociale. Plus la conscience droite l’emporte, plus les per­sonnes et les groupes s’éloignent d’une décision aveugle et tendent à se confor­mer aux normes objectives de la moralité.  Gaudium etSpes – Vatican II)

Nos décisions engagent notre ma­nière de vivre notre foi. Ceci implique de remettre sa décision au Seigneur pour qu’il vienne Lui-même l’habiter. En effet, le discernement spirituel n’enlève rien à la       li­berté humaine, mais il l’oriente vers la liberté de Dieu : c’est au cœur de cette liberté que l’Esprit va nous rejoindre, nous solliciter de ‘intérieur et nous inviter à conformer notre vie à l’Évangile.     (Danièle Michel, Xavière)  

Aucune autorité humaine n’a le droit d’intervenir dans la conscience de quiconque. La conscience est le témoin de la trans­cendance de la personne, même en face de la société, et, comme telle elle est inviolable. […] Nier à une personne la pleine liberté de conscience, et notamment la liberté de chercher la vérité, ou tenter de lui imposer une façon particulière de comprendre la vérité, cela va contre son droit le plusintime. (Jean Paul II, Message pour la journée de la paix)

II est difficile pour nos contemporains de  juger de l’errance de la conscience dans un monde pluraliste, parce qu’ils sont incapables de reconnaître unanimement une vérité partagée et atteignable par tous. Pourtant, plus que jamais, face à l’individualisme radical qui mène à un respect qui sonne faux quand il abandonne l’individu à lui-même, il nous faut tenir que la conscience se construit dans le dialogue. Elle se détruit et se pervertit dans l’iso­lement social. Sans dialogue, il n’y a pas de chance pour une universalisation de nos conduites comme signe que nous sommes compagnons de la même humanité. (Sœur Geneviève Médevielle, vice-recteur de l’Institut catholique de Paris)

 

Ce n’est pas l’intérêt, ni le profit, ni le bonheur du grand nombre, ni le bien de l’État, ni l’honnêteté, ni l’harmonie, ni la beauté qui règlent et me­surent nos actes. La conscience n’est pas un égoïsme calculé, ni une logique de soi-même. Elle est la messagère de Celui qui, dans le monde de la nature comme dans celui de la grâce, nous parle à travers le voile, nous ins­truit et nous gouverne par ses représentants. La conscience est le premier de tous les vicaires du Christ. Elle est le prophète qui nous révèle la vérité, le roi qui nous impose ses ordres, le prêtre qui nous anathématise et nous bénit. Même si le sacer­doce éternel de l’Église venait à disparaître, le principe sacer­dotal survivrait à cette ruine et se poursuivrait, incarné dans la conscience.                    (John Henry Newman, Lettre au duc de Norfolk et correspondance relative à l’infaillibilité, Bruges 1970,239-240}

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Un extrait de la lettre aux évêques de France

du 14 septembre 1994 envoyée par la congrégation pour la doctrine de la foi

3. Conscients, cependant, que la vraie compréhension et l’authentique miséricorde ne sont jamais séparées de la vérité(4), les pasteurs ont le devoir de rappeler à ces fidèles la doctrine de l’Eglise concernant la célébration des sacrements et, en particulier, l’accès à l’Eucharistie. Sur ce point, ont été proposées, dans diverses régions, durant les dernières années, différentes pratiques pastorales selon lesquelles une admission globale des divorcés remariés à la Communion eucharistique ne serait certainement pas possible, mais ils pourraient y accéder dans des cas déterminés, quand, en conscience, ils se sentent autorisés à le faire……..pour lire toute la lettre sur ce sujet

Comment éclairer sa conscience.

les 6 points de Monseigneur Thomas


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